C’est donc le 21 juillet que nous avons décidé de mettre le cap vers le sud. Lentement mais sûrement, nous naviguons vers Grenade. Considéré comme l’endroit le plus sécuritaire pour passer la période la plus active de la saison des ouragans, c’est à cet endroit que la majorité des familles se posent pour la fin de l’été.
Nous avons donc dit au revoir à nos amis Julie et Khoi, hissé les voiles et laissé derrière nous Ste-Lucie et ses deux iconiques Pitons.
Notre navigation vers SVG (Saint-Vincent et les Grenadines) était somme toute confortable. Après 9 heures en mer, nous avons posé l’ancre sur notre premier arrêt : Bequia.
Prononcé Békoué par les locaux, l’île est vraiment un paradis pour les voileux. L’ancrage principal est celui de Admiralty Bay, nous donnant accès à Port Elizabeth.
Nommé en l’honneur de la défunte Reine, la première île au sud de St-Vincent coche toutes les cases du petit village typique des Caraïbes : de la musique des îles qui joue en arrière plan, les petites maisons colorées bien entretenues jusqu’aux marchands de fruits des îles à leurs petits kiosques.
Tout au long de la rive sud de l’île, il y a le Belmont Walkway qui permet de rejoindre Port Elizabeth depuis Princess Margaret Beach. Le boardwalk est unique en son genre dans les Caraïbes et n’a en commun que le nom avec ceux de Hollywood Beach ou Atlantic City.
Comme aucun chauffeur ne semblait accepter la course sur mon application UBER, nous avons décidé d’opter pour un des taxi local. C’est donc dans la boîte arrière d’un vieux pick-up que nous avons fait le tour de l’île de Bequia.
Les paysages y sont magnifiques et les habitants, franchement sympathiques. Lors de cette visite, nous avons appris que la pêche à la baleine y est encore autorisée. Bien que cela puisse paraître choquant pour certains, les règles de la chasse sont très strictes et font partie des meurs et coutumes de la population.
Antoine, sur la tête de la dernière baleine à avoir été pêchée plus tôt cette année
Un quota stricte de 4 baleines par années et autorisée pour l’ensemble de la population. De plus, les Whalers doivent respecter la technique de chasse des anciens : 6 équipiers sont embarqués dans ce qui ressemble davantage à un canoe géant plutôt qu’un bateau moderne. La chasse ne peut pas se faire à moteur : seules le voiles sont autorisées afin de repérer, approcher et tuer la baleine. Ah oui, j’oubliais … la baleine doit être harponnée avec de longues lances fabriquées et manipulées manuellement par les chasseurs. Aucun instrument moderne n’est autorisé. Voici une photo de l’embarcation utilisée lors de la dernière capture…
Une fois la baleine abattue, elle est “remorquée” tout près de Frienship Bay, sur un petit ilet sur lequel les locaux y ont adapté quelques installations rudimentaires, lui donnant des airs d’abandon.
C’est alors que la fête commence : les commerces sont fermés, les enfants sèchent les cours et la majorité de la population se rassemble à cet endroit (par bateau) pour célébrer et acheter de la viande qui, selon notre chauffeur, aurait un goût de boeuf.
Nous avons complété notre visite en allant voir le village des pêcheurs de Bequia, à Paget Farm.
Aujourd’hui, nous mettons le cap vers un autre monde. Nous allons jeter un petit coup d’oeil dans l’univers des hyper-riches et célèbres lors de notre prochain arrêt : Mustique Island.












Toujours agréable de vous lire et vous suivre à travers
toutes vos expériences qui sont et seront inoubliables.
Bravo et merci pour le récit 🩷