Ciao a tutti
par Andréanne
Bien de l’eau a coulé sous le Lilla Støv depuis notre dernier article. Frédérique a soufflé ses onze bougies, Antoine a perdu sa troisième dent à bord, nous avons réparé une toilette (petit projet de plomberie avant le coucher!) et, bien sûr, nous apprenons de plus en plus d’italien… en partant de bases à peu près inexistantes.
Mais revenons d’abord à Minorque, où nous vous avions laissés. Impossible de parler de cette île sans mentionner Ciutadella, avec ses bras de mer qui s’infiltrent dans la ville et décuplent son charme. Nous avons longé la côte sud qui chaque soir nous offrait un mouillage encore plus spectaculaire que le précédent. (Ou était-ce simplement l’effet du Spritz?)
La palme revient sans contredit à la nécropole de Cales Coves. On y accède par une étroite gorge bordée de falaises calcaires qui s’ouvre sur une baie en forme de Y. L’eau est d’un bleu saisissant. Notre regard est d’abord attiré par une maison blanche abandonnée au fond de la baie, puis, en levant les yeux, par des dizaines d’ouvertures creusées dans les falaises. Ce sont près d’une centaine de tombes préhistoriques, dans ce lieu qui sert de refuge aux navigateurs depuis l’Antiquité.
Nous y mouillons à la méditerranéenne, la poupe amarrée aux rochers. Nous réussissons même à apprivoiser notre voisin grincheux qui, contre toute attente, finit par nous révéler l’emplacement de magnifiques grottes aux eaux azur. Quant aux sexagénaires français qui se baignaient nus dans la baie? Nous les embarquons (avec un maillot cette fois, rassurez-vous) pour partir ensemble à la découverte de ces merveilles.
Un sentier historique, le Camí de Cavalls (« chemin des chevaux » en catalan), fait le tour complet de l’île sur 185 km. Il traverse des forêts de pins, longe des falaises ocre et mène à des criques paradisiaques. Avis aux amateurs de randonnée!
Lorsque la météo nous offre une fenêtre favorable, nous mettons le cap sur la Sardaigne. Une trentaine d’heures de navigation plus tard, nous arrivons à l’Isola di San Pietro et touchons terre à la marina de Carloforte. Ses rues colorées, son authenticité et sa tradition centenaire de pêche au thon rouge nous séduisent immédiatement.
Nous passons ensuite d’une spiaggia à l’autre, à la recherche de la cala idéale pour nous protéger des vents changeants. Sous le soleil de plomb, les côtes rocheuses de l’île deviennent vite un four. Heureusement, la meilleure terrasse reste celle du Lilla Støv, avec vue sur mer. L’offre de légumes frais y est cependant de plus en plus rare! Difficile de s’approvisionner sur cette côte sauvage.
Nous découvrons également Cagliari, la magnifique Sella del Diavolo et la longue plage du Poetto, avant de mettre le cap sur le golfe d’Orosei pour poursuivre notre quête des sept Horcruxes. (If you know, you know.)
Comme souvent en Méditerranée, nous retrouvons enfin le calme entre 18 h et 9 h, lorsque les motomarines et les bateaux d’excursion rentrent au port.
Notre progression continue de dépendre de l’humeur de la Tramontane et du Mistral, mais nous sommes en route vers Cannigione pour accueillir à bord des persone molto speciali per noi. Nous leur souhaitons bonne chance : ils devront survivre aux sorts que les deux petits sorciers du bord ne manqueront pas de leur lancer!
Arrivederci!
A lot of water has flowed under the Lilla Støv since our last update. Frédérique turned eleven, Antoine lost his third tooth on board, we fixed a toilet (because who doesn’t love a bedtime plumbing project?), and, of course, our Italian keeps improving, starting from very low baseline.
Let’s rewind to Minorca, where we left you last time. You simply can’t talk about the island without mentioning Ciutadella, where narrow inlets weave through the town and somehow make an already beautiful place even more charming. We followed the island’s southern coast, where every evening seemed to reveal an anchorage even more spectacular than the last. (Or was it the Spritz kicking in?)
The award for our favourite anchorage goes to the necropolis of Cales Coves. You enter through a narrow limestone gorge that opens into a Y-shaped bay. The water is unbelievably blue. At first, all you notice is an abandoned white house at the end of the bay. Then you look up. Dozens of openings have been carved into the cliffs. There are almost one hundred prehistoric tombs overlooking a bay that has sheltered sailors since ancient times.
We anchored the Mediterranean way, with our stern tied to the rocks. We even managed to win over our grumpy neighbour who, much to our surprise, ended up sharing the location of some spectacular blue caves. As for the French sixty-somethings skinny-dipping in the bay? We picked them up too (wearing swimsuits this time, don’t worry!! ) and took them exploring with us.
A historic trail called the Camí de Cavalls (”Horse Trail” in Catalan) circles the entire island for 185 kilometres. It winds through pine forests, follows ochre cliffs and leads to one postcard-perfect cove after another. Hikers, take note.
When the weather finally gave us a good window, we set sail for Sardinia. After about thirty hours at sea, we reached Isola di San Pietro and tied up at the marina in Carloforte. Its colourful streets, authentic atmosphere and centuries-old red tuna fishing tradition completely won us over.
Since then, we’ve wandered from one spiaggia to another, searching for the perfect cala to shelter us from the ever-changing winds. Under the blazing sun, Sardinia’s rocky coastline can feel like an oven, so we’ve concluded that the best terrace on the island is still on the Lilla Støv, with the best view in town. However please, do not order fresh vegetables! Stocking up along this wild stretch of coastline is no easy task.
We also explored Cagliari, the magnificent Sella del Diavolo and the endless beach of Poetto before heading into the Golfo di Orosei to continue our search for the seven Horcruxes. (If you know, you know.)
As is often the case in the Mediterranean, peace finally returns between 6 p.m. and 9 a.m., when the jet skis and tour boats head home and the sea becomes ours again.
Our progress is still dictated by the moods of the Tramontana and the Mistral. In a week’s time, we’ll be making our way to Cannigione to welcome some persone molto speciali per noi on board. We wish them the very best of luck—they’ll have to dodge whatever spells our two little wizards decide to cast their way.
Arrivederci!
















C’est magnifique et vous êtes magnifiques 🩷🩷🩷🩷
Merci de partager cette belle aventure! Vous nous faites rêver!!!!! 🩷🩷