De l'eau avec du sel
par Andréanne
Nous rentrons a Georgetown avec nos vêtements humides et nos cheveux salés. Le frigo est vide depuis quelques jours déjà et les légumes frais sont un rêve du passé. Les fronts se succèdent et nous profitons de quelques jours d’accalmie pour explorer les mangroves et parcs naturels au sud de Great Exuma et White Cay. La palette de bleus y est plus vaste que dans n’importe quel magasin de peinture, allant de l’aigue-marine au cobalt en passant par l’électrique.
Souper sur une langue de sable qui disparaît entièrement à marée montante avec des Français et des Suisses reste un point fort des derniers jours. Ce restaurant éphémère où chacun contribue avec les recoins de son placard s’avère excellent et inoubliable.
Aux Bahamas, nous avons toujours un oeil sur le profondimètre, un sur le ciel et l’actualité internationale dans le rétroviseur. Quelle chance d’être ensemble et de pouvoir simplement aller faire le plein. Nous croisons même des dauphins au retour de l’épicerie!
Dans le livre « Le rêve du Jaguar » de Miguel Bonnefoy, je note cette phrase de Pedro Clavel qui sonne juste: “Je pourrais essayer de raconter de raconter mon voyage, mais ce serait comme décrire l’océan en disant que c’est simplement de l’eau avec du sel.”











