Six semaines de séparation. Le plus long moment que nous ayons passé loin les uns des autres depuis que nous sommes devenus une famille. Bien que nous communiquions chaque jour, Louis-Pier et Antoine me semblaient presque aussi loin que s’ils avaient été sur la Lune. Il me manquait une partie de moi-même.
La traversée de l’Atlantique n’est décidément pas ma tasse de thé et je garderai une profonde admiration ainsi qu’une reconnaissance sans borne envers le courageux équipage qui a mené notre bateau jusqu’à l’autre rive à plus de 4000 miles nautiques.
Pendant ce temps, Frédérique et moi avons retrouvé la terre ferme dans le sud de la France. Grâce à un échange de maisons, nous avons passé un mois tout en douceur à explorer les environs de Sète et d’Aix-en-Provence, parfois seules, parfois en compagnie du clan Poirier. Un merci particulier à Enzo qui nous a nourri de flan au pistaches d’Avignon aux Calanques de Marseille. Nous avons marché, découvert les boulangeries occitanes et provençales, et allumé, au passage, quelques lampions pour nos aventuriers des mers.
La traversée s’étirant au gré des vents, une semaine à Gibraltar s’est ajoutée à notre itinéraire. À peine six kilomètres carrés, mais un territoire britannique chargé d’histoire dont nous n’avons pas pu découvrir tous les secrets, qu’ils soient de nature militaires, géologiques ou fiscaux.
Une seule question occupait désormais nos pensées : où, et surtout quand, allions-nous enfin nous retrouver?
La réponse est venue à Cadix, sur la côte espagnole. C’est là que notre famille s’est enfin réunie.
En compagnie d’Éloi, Cynthia, Rebecca et Léo, nous avons célébré la San Juan, ainsi que l’anniversaire de Louis-Pier, au cœur de la foule des Cadixois venus assister à la crémation des Juanillos. Ces poupées satiriques, représentant des personnalités ou des événements marquants de l’année, disparaissent dans les flammes au milieu des rires, de la musique et des applaudissements. Quelle ambiance!
Trois jours plus tard, juste le temps pour moi de m’amariner (avec un succès tout relatif ), nous atteignions enfin Ibiza, au terme du dernier leg d’Éloi et Cynthia. Je les imagine sans peine célébrer leur arrivée à Eivissa, au rythme de la musique électronique, jusqu’au lever du soleil, bercés par une centaine de décibels.
Changement d’équipage au mouillage mouvementé de Playa d’en Bossa, juste en face du célèbre club Ushuaïa : les Latulippe montent à bord! Heureux de retrouver leurs amis Jade et Xavier, nous mettons le cap sur Formentera. Entre les baignades, les apéros, les tomates et la burrata, les sports nautiques et les plages aux eaux cristallines, les journées filent sans que l’on s’en aperçoive.
Quel privilège d’être ici, à découvrir ces paysages d’une crique à l’autre. La chaleur impose son rythme à nos journées, tandis que les villages ne s’éveillent véritablement qu’à la tombée de la nuit. Peu à peu, nous nous laissons gagner par la douceur de vivre des Baléares.
Hasta luego xxx Andréanne













Merci pour cette belle vacance sur la mer avec vous! Une mer de toutes les teintes de bleu, des falaises, des grottes, des plages et surtout, des amis formidables!
Trop contente de vous voir la famille réuni à nouveau en mode découverte et de vous lire! Profitez de ce nouveau chapitre en Méditerranée, quel beau projet 😎, bravo, xxx