Non mais pincez-moi !
Après les premiers jours d’acclimatation et d’apprivoisement à tous les niveaux, le rythme s’installe à bord du Lilla Støv. On s’habitue aux quarts de nuit, les maux de cœur se sont bien dissipés, la cohésion au sein de l’équipage se solidifie, une dynamique s’installe.
Les enfants s’inventent des nouveaux jeux pour ainsi dire chaque jour. Entre cabane sous la table dans laquelle ils vont même y passer une nuit, game de hockey avec des aimants ou encore attrape-ballon avec un ballon d’hélium dégonflé rescapé en mer, on y reviendra, la créativité et la complicité sont bien présentes.
Notre jeu à nous, les adultes, c’est de s’améliorer dans notre communication lors des manœuvres, de comprendre et tester les limites de notre monture, et de la bichonner. On a eu le droit à des acrobaties de notre armateur qu’on ne saurait encore si qualifier de session d’équitation sur proue ou de reproduction d’une scène du Titanic. Notre capitaine a très à cœur l’évolution de notre courbe d’apprentissage à chacun·e, alors on s’amuse à essayer toutes les voiles l’une après l’autre sur le beaupré, tout qu’un défilé pour Lilla Støv!
Des petits gestes anodins deviennent extraordinaires. Un brossage de dents devant un coucher de soleil qui se clôture avec un… « greenflash » ! Les quarts de nuit teintés de bioluminescence et de Voie lactée d’une profondeur rare. Un premier apéro au flybridge. Les délicieux soupers qu’on se fait accompagnés de couchers de soleil somptueux. Les dégustations de chocolat. Les diverses installations de projection pour les matchs des séries. Écouter de la musique ensemble. Écouter Eloi jouer de la guitare. Simplement contempler la mer est grandiose en soi. Cette façon du voilier de se mouvoir sous les vagues. Un bercement si doux. Pouvoir prendre le temps de vivre ces sensations, voilà ce qui décrit bien cette deuxième partie de notre premier lègue.
Certains souvenirs resteront gravés dans nos mémoires pour un bon bout de temps, probablement pour toujours. L’apparition soudaine d’une multitude de dauphins pendant le brainstorm d’une manœuvre, à nous accompagner en sautant à l’avant du bateau pendant une bonne quinzaine de minutes. Ce moment restera sans doute parmi les plus marquants, même s’il devient presque impossible de départager tous les moments forts que nous vivons ici. L’émotion vécue au déploiement du spinnaker, cette voile couleur émeraude et sa texture de parachute, au son de Bob Marley avec Everything’s gonna be alright. Et le sauvetage d’un ballon égaré se transformant en baignade impromptue. Tout le monde à l’eau, aucun vent, des vagues rondes, telles des dunes mouvantes d’outremer sous les reflets du soleil déclinant. Non mais pincez-moi. À très vite les Bermudes!






Que de belles aventures... profitez en bien! J'aime beaucoup votre setup pour écouter les match de hockey... les billets doivent valoir pas mal plus cher qu'au Centre Bell ;-)