Nouvelle lune, nouveaux horizons.
La découverte des Grenadines
Le fil du temps nous échappe. Déjà plus d’un mois s’est écoulé depuis notre départ. Nous poursuivons notre lente descente à travers l’archipel des Grenadines, découvrant des lieux qui semblent inaccessibles autrement que par un voyage comme celui-ci.
Moustique, une escale incontournable, juste pour voir ce qui s’y passe. Aussi paradisiaque qu’on l’imagine.
Des noms qui, hier encore, m’étaient inconnus prennent désormais vie sous nos yeux : Bequia, Canouan, Mayreau, les Tobago Cays...
Je tiens parfois le fil des jours au nombre d’animaux croisés : quatorze tortues charbonnières, une raie, deux autres tortues marines.
Nous voyons aussi les traces laissées par l’ouragan Beryl sur certaines îles, et constatons l’ampleur croissante du fléau des sargasses.
Nos jambes témoignent du voyage : bleus, coupures, marques laissées par les fonds marins ou les recoins du bateau.
Même après 17 ans ensemble, je découvre encore des choses sur Louis-Pier.
Comme sa capacité à suivre la politique américaine tout en naviguant des eaux inconnues, rassurer sa fille à propos des ouragans, réparer ce qui brise sur le bateau, et observer les constellations avec son fils.
Les journées s’écoulent entre apprentissage du passé simple avec Frédérique, étude des Iroquoiens avec Antoine, collecte de coquillages et de verre poli. Antoine porte une dent de baleine au cou, et Fred a de moins en moins de place sur ses poignets et ses chevilles avec les coquillages qui s’y accumulent.
Nous nous émerveillons devant la simplicité de certains navigateurs croisés en chemin, vivant à bord de tout petits voiliers, parfois accompagnés d’un ou deux animaux. Une vie dépouillée, mais riche d’essentiel.
Si on pouvait s’en inspirer…
A








Tu as une plume magnifique!
Quelle jolie plume Andréanne!